METTRE SOUS FORME DE TABLEAU (2)

Tableaux et formules

Formule unique

Une caractéristique très pratique des tableaux : une formule unique peut s'appliquer à l'ensemble d'une colonne. Il suffit de créer la formule dans une des cellules de la colonne pour que la colonne soit dupliquée à toute la colonne. La modification d'une cellule (par "F2" ou par la barre de formule modifie les formules de toute la colonne.

Pratique... à condition de bien maîtriser, car.... 

Le remplacement d'une formule dans une cellule, ne modifie que la formule de la cellule et pas la colonne dans son semble. La formule non cohérente est marquée par le minuscule indicateur en triangle vert dans le coin haut-gauche de la cellule.

Cette duplication automatique des formules à l'ensemble du tableau présente tout de même de sérieux avantages pour les tableaux de saisie. Le formules rendues nécessaires par l'adjonction de lignes de créent automatiquement, au fur et à mesure du besoin, sans qu'il soit nécessaire d'en faire une duplication manuelle ou de remplir un tableau vide de formules inutilisées dans l'attente de saisies à venir.

Système de nommage propre aux tableaux

Les tableaux bénéficient d'un système de nommage propre :
  1. Le tableau lui-même est identifié par un nom ; par défaut "tableau"+ un incrément, mais modifiable en fonction des besoins pour une bonne lisibilité des formules ;
  2. Les colonnes sont nommées par le contenu de la cellule d'entête de la colonne.
    exemple : la colonne des montants est nommée [Montant] ;
  3. La dénomination [@Montant] renvoie la valeur dans l'intersection ligne en cours / colonne Montant ;
    La dénomination [Montant] renvoie la référence à la colonne Montant toute entière
  4. La dénomination [#Totaux] identifie la ligne de totaux ; =+ventes[[#Totaux];[Facture]] renverra la valeur de la cellule à l'intersection de la ligne de totalisation et de la colonne Facture, sans préjuger du type de calcul ou de traitement réalisé dans cette cellule.
Excel - tableau - système de nommage
Excel - tableau - utilisation du nommage dans les formules

Tableaux et requêtes

Les requêtes SQL ou Power Query permettent d'alimenter un modèle Excel de façon efficace. Les données sont importées sous forme d'un tableau, correspondant au résultat de la requête.
Un tableau issu d'une requête est très flexible dans ses dimensions : il s'adapte automatiquement lors des mises à jour, en nombre de lignes et en colonnes, si la requête est modifiée.

Il est possible d'ajouter manuellement des colonnes supplémentaires :
  1. Pour compléter les informations provenant de la requête ;
  2. Pour faire des calculs complémentaires, plus aisés que par le langage SQL (c'est beaucoup moins vrai si l'on utilise des requêtes Power Query, très puissantes) ;
  3. Pour faire interagir les données importées avec d'autres données du modèle Excel, et non disponibles dans la base source de la requête.
Il est toutefois préférable de ne pas mélanger calculs et importation de données, et de réserver cette adjonction de colonne à des opérations de "mise en forme" des données : 
  1. calcul d'un mois ou d'un trimestre à partir d'une date, 
  2. changement de signe d'une donnée comptable, 
  3. récupération d'une partie d'une zone texte, 
  4. adjonction d'un libellé à partir d'une table...
L'utilisation des requêtes SQL et Power Query fera l'objet de longs développements à venir...

Totalisations

La ligne de totaux est à la fois pratique et très flexible puisque elle permet d'associer à chaque colonne une fonction de calcul (pas seulement un total arithmétique) s'appliquant soit à l'ensemble du tableau (lignes affichées et lignes masquées) soit aux seules lignes affichées.

Inconvénient, la ligne total est toujours placée en bas du tableau, immédiatement après les lignes de données, position pas toujours pratique dès que la liste comporte un grand nombre d'enregistrements (il faut faire défiler le tableau pour lire les totaux). On peut donc regretter l'absence d'une option permettant de positionner la ligne de totaux immédiatement avant les lignes de données, sous les entêtes de colonne. 

Si l'on tient à conserver les totaux à proximité des entêtes, on peut, au choix :
  1. Positionner manuellement des totalisations au dessus les lignes d'entête ;
  2. Reconstituer à un autre emplacement, entêtes et totaux...
Totaux reportés en haut du tableau

Excel propose par défaut la fonction "SOUS.TOTAL" (syntaxe : =SOUS.TOTAL(num;plage) dont les caractéristiques sont :
  1. De s'appliquer aux seules lignes affichées (dans le cas d'un tableau) ; dans une utilisation générale, la fonction permet de ne pas totaliser les totaux intermédiaires présents dans la plage ;
  2. De permettre un éventail de calculs différents, sélectionné par le premier paramètre de la fonction.
Le paramètre "num" est un numéro de fonction, de 1 à 11 et de 101 à 111.

n° de fonction
comprend
les valeurs masquées
             
n° de fonction
ignore
les valeurs masquées
             
Fonction
1101MOYENNE
2102NB
3103NBVAL
4104MAX
5105MIN
6106PRODUIT
7107ECARTYPE
8108ECARTYPEP
9109SOMME
10110VAR
11111VAR.P
La plage proposée est par défaut la colonne active. Mais rien n'empêche de modifier la formule pour réaliser un traitement sur une autre colonne du tableau, ou tout autre calcul qui serait nécessaire.


METTRE SOUS FORME DE TABLEAU (1)

Pourquoi disposer d'une option "Mettre sous forme de tableau"... dans un tableur ?

La fonctionnalité Excel qui était à l'origine qu'une option de mise en forme, destinée à appliquer une feuille de style sur une plage s'est transformée au fil des versions (depuis Excel 2013) en un (presque) puissant outil de gestion de données... 

Description

L'option "Accueil" - "Mettre sous forme de tableau" permet de transformer une plage sélectionnée en un tableau disposant de caractéristiques supplémentaires intéressantes :
Excel - Plage de données
Plage de données

Mettre sous forme de tableau


Excel - tableau
Tableau
  • Des lignes et des colonnes pour stocker de l'information, 
  • Une ligne d'en têtes de colonnes pour identifier les champs de notre fichier de données ainsi constitué,
  • Des filtres (optionnels) associés aux entêtes de colonnes pour trier et sélectionner l'information qui sera affichée,
  • Une ligne de totalisation paramétrable colonne par colonne, affichable ou masquable à la demande,
  • Une première et une dernière colonnes automatiquement mises en gras
  • De multiples feuilles de style pour décorer et mettre en forme le tableau, des bandes alternées optionnelles pour faciliter la lecture (en lignes et/ou en colonnes)
  • Un système de nommage automatique utilisable dans les formules...
  • Un redimensionnement automatique en agrandissement (lignes et colonnes) ou manuel en rétrécissement...
    Excel - Mettre sous forme de tableau
    Mettre sous forme de tableau - feuilles de style

    Ce qui décrit déjà un bon outil de mise en forme. Mais c'est dans la gestion des données que les tableaux témoignent de leur utilité.

Utilisation du tableau

Sélection de colonne

Pour sélectionner une colonne du tableau dans son ensemble :
  1. Positionner le curseur juste au dessus de l'entête d'une colonne : une flèche noire dirigée vers le bas apparaît ; 
  2. Cliquer (bouton gauche de la souris) pour sélectionner la colonne dans son ensemble, sauf l'entête ;
  3. Cliquer une seconde fois pour sélectionner données + entête...
    Un troisième clique revient à la situation précédente, sélection des données seulement.

Pour sélectionner plusieurs colonne, sélectionner une colonne, puis Maj + déplacement de la souris pour sélectionner les colonnes suivantes.

Le menu "Outils de tableau" - "Création"

Menu Création
Ce menu permet de modifier les paramètres principaux du tableau :

Nom du tableau : par défaut "tableau" + un incrément numérique ; il est utile de donner un nom signifiant pour faciliter la compréhension des formules faisant référence à un tableau ; on peut également modifier le nom du tableau en sélectionnant l'intégralité du tableau et en modifiant le contenu de la case "zone nom" sur la barre de formule.

Redimensionner le tableau : en indiquant une nouvelle plage

Créer un tableau croisé dynamique à partir du tableau

Supprimer les doublons : Excel propose un choix de colonnes comme critère de sélection de la suppression des doublons ; l'option doit être manipulée avec précaution puisque elle supprime réellement les doublons du tableau. La fonction est pratique pour créer des tables de validation : identifier toutes les occurrences d'une valeur ; faire une copie du tableau au préalable. On peut l'utiliser pour identifier rapidement les doubles saisies et les éliminer d'un tableau.


Convertir en plage : pour conserver la feuille de style sans utiliser les fonctionnalités "tableau".

Insérer un segment : les segments sont des fenêtres de sélections interactives ou plusieurs, voir plus bas l'utilisation des segments.

Options de style du tableau : pour modifier l'apparence du tableau :

  • affichage / masquage des entêtes de colonnes
  • affichage de la ligne de totaux
  • affichage des lignes et colonnes à bandes
  • affichage des filtres automatiques
  • identification en gras des première et dernière colonne du tableau
Styles rapides : pour changer rapidement la feuille de style utilisée ou créer votre propre feuille de style personnalisée.

La fonction données de tableau externe est utilisable avec les tableaux issus d'importations de données (via requêtes SQL ou Power Query par exemple).

Tris et Sélections

Portons notre intérêt sur deux options très intéressantes, les filtres automatiques et les segments.

Les filtres automatiques

Par défaut, un petit symbole en forme de flèche apparaît dans chaque cellule entête de colonne lors de la création d'un tableau. On peut les faire disparaître en décochant la case correspondante du menu "Outils de tableau" - "Création" - "Options de style du tableau".

Excel - tableau, filtres automatiques
Filtres automatiques
La flèche donne accès à un menu déroulant regroupant plusieurs fonctionnalités applicables à la colonne : fonctions de tri et fonctions de sélection.
Excel - filtre alphabétique
Filtre alphabétique

Tri des lignes

    1. Tri alphabétique, numérique, chronologique... croissant ou décroissant
    2. Tri par couleur : de la police de caractère ou du fonds, ou tri par icône associée (via l'option de "formats conditionnels").
      Ces tris fonctionnent colonne par colonne. Pour définir un tri multi-colonnes, il faut appliquer le tri dans l'ordre inverse des colonnes : pour trier par ordre alphabétique des colonnes "Nom" et "Prénom", trier d'abord la colonne "Prénom" et ensuite la colonne "Nom". Une petite habitude à prendre.

Sélection des lignes

Les critères de sélection sont multiples et pratiques ; le choix proposé tient compte du type d'information (texte, nombre, date) et permet de résoudre une grande variété de cas pratiques. Il suffit de les tester pour s'en rendre compte.

Filtre chronologique
Il manque toutefois la possibilité de mémoriser les critères de sélection (et leur attribuer un nom) pour les réutiliser à la demande, réactualiser la sélection...  Après modification des données, il faut réactualiser manuellement tris et sélections.

À noter que lorsque une sélection est opérée, l'indicateur en forme de flèche se transforme en entonnoir ; le numéro des lignes affichées apparaît en bleu.

Une des caractéristiques clé des filtres est de masquer non pas les lignes du seul tableau, mais les lignes de l'onglet. Si deux tableaux sont juxtaposés, l'application d'une sélection sur l'un des tableaux aura un impact sur le deuxième. Ce qui peut s'avérer soit très ennuyeux, soit génialement pratique. À vous d'organiser vos tableaux pour tenir compte de cette caractéristique :

- Si vous souhaitez conserver des tableaux indépendants, tout en utilisant les filtres, placez les l'un en dessous de l'autre... (possible si longueur figée) ou de préférence dans des onglets différents.

- À l'inverse, utilisez cette dépendance pour créer un tableau de sélection, alimenté par des formules à partir du tableau principal, permettant de regrouper les colonnes de sélection et de tri, et de les séparer des colonnes de données : ce qui facilite l'application des critères et leur lisibilité. 

    Les segments

    Les segments apportent une fonctionnalité de sélection très puissante qui méritera une série d'articles pour en faire le tour.

    Segments - création 

    Associés aux colonnes d'un tableau (un segment par colonne), ils permettent de créer de petites fenêtres de sélection indépendantes et déplaçables si besoin sur un autre onglet que l'onglet contenant le tableau. Ces fenêtres sont alimentées automatiquement en fonction des données du tableau.
    Segments - utilisation

    Les segments d'un même tableau sont imbriqués : une sélection appliquée sur une colonne met à jour le contenu des autres segments. Un choix d'options permet d'en faire varier le contenu : affichage ou masquage, complet ou partiel, des valeurs non servies dans la sélection etc...

    Plusieurs feuilles de styles sont proposées, et l'auteur du modèle Excel pourra même créer son propres style.

    Les segments sont également utilisables avec les tableaux croisés dynamiques...

    Le modèle Excel de l'article à télécharger




    CONSTRUIRE UN BON MODÈLE EXCEL (1)

    Les qualités d'un bon modèle

    Excel est un outil tout à la fois puissant, polyvalent, complètement ouvert et simple d'accès. L'utiliser est facile, le dompter un peu moins. 
    Faire des calculs, résoudre un problème, gérer des données ou mettre en page un document sont des tâches simples, à la portée de tous les utilisateurs, même débutants ou peu investis dans l'utilisation du logiciel.
    Construire des feuilles de calcule simples à comprendre et à utiliser, fiables, transmissibles et facilement modifiables et ajustables pour s'adapter aux évolutions du besoin, en un mot construire un bon modèle Excel demande un peu de méthodologie.

    Les critères pour définir un bon modèle

    Listons ici quelques qualités indispensables à un bon modèle.

    Exactitude

    Le modèle doit fournir des résultats corrects, exacts, sans erreurs d'analyse ou de calcul, et correspondant aux règles que l'on a souhaité y mettre en oeuvre. 
    Objectif minimum pour un outil de calcul ?
    Excel calcule juste -à part dans quelques cas limites qui ne concernent qu'un nombre infinitésimal d'utilisateurs qui se sont trompés d'outil, le calcul scientifique n'est pas réellement le domaine d'utilisation d'Excel.
    Si un modèle Excel fournit des résultats erronés, c'est essentiellement parce que l'auteur du modèle n'a pas maîtrisé pleinement les règles à appliquer ou leurs conditions de validité.
    Ce qui statistiquement arrive souvent, et pas seulement dans les phases de mise au point. 

    Fiabilité

    Une fois programmé et testé, le modèle doit rester fiable, tout au long de son utilisation, sans qu'une erreur de manipulation ne vienne mettre en cause la qualité des résultats fournis. L'auteur doit donc prendre les mesures nécessaires pour garantir la fiabilité du modèle en sécurisant sa programmation contre les erreurs des utilisateurs : comme un écrasement de formule ou une modification involontaire.

    Facilité de compréhension 

    L'utilisateur doit comprendre immédiatement le fonctionnement du modèle pour être capable de le maîtriser : comprendre les règles utilisées, identifier le cheminement des données et leur modification  progressive, distinguer aisément données de base, paramètres, calculs intermédiaires et résultats...
    La question se pose tout autant pour le simple utilisateur... que pour l'auteur lui-même : il suffit que quelques mois passent sans ouvrir un fichier Excel pour oublier comment il a été conçu.

    Facilité de modification

    Un bon modèle doit pouvoir être adapté aisément aux changements que le temps impose : valeur des paramètres à mettre à jour, modification des données de base, ajustement des règles de calcul, améliorations fonctionnelles réclamées par les utilisateurs, nouveau document à présenter... Les motifs ne manquent pas pour modifier un modèle Excel sans le reconstruire. 
    Un bon modèle doit être modifiable aisément et en toute sécurité, sans risquer de remettre en cause sa fiabilité. Une qualité qu'une bonne conception peut apporter.

    Adaptabilité aux conditions d'utilisation

    On n'utilise pas toujours un modèle sur l'ordinateur qui a permis de le développer. Pour être utilisé, le modèle doit souvent être transmis à d'autres personnes et transféré sur d'autres machines. 
    Le modèle doit donc rester léger pour faciliter cette transmission, et permettre son utilisation sur des ordinateurs moins puissants ou moins bien équipés. Il doit pouvoir supporter des versions antérieures d'Excel, et ne pas faire appel à des outils additionnels dont tout les utilisateurs ne seraient pas équipés. Le dessin des écrans de saisie doit prendre en compte les capacités de machines aux écrans plus petits ou moins performants, ou simplement de format différent : tout le monde n'est pas équipé d'un écran 16:9 et certains ordinateurs portables n'affichent qu'un nombre plus réduit de ligne.
    L'utilisation développée d'ordinateurs de poche, de tablettes, et de téléphones renforce ce besoin d'anticipation des conditions de fonctionnement. D'où l'intérêt d'une conception de modèle permettant de présenter les résultats en fonction de la taille de l'écran, sans remettre en cause le modèle dans son ensemble.

    Confort d'utilisation

    L'ergonomie est aussi un point important à surveiller. Excel propose une multitude de possibilités de mise en forme des informations : polices de caractères, cadres, couleurs, volets en partie figés, organisation des onglets... Il faut savoir jongler avec ces fonctionnalités et savoir créer un environnement de travail clair, lisible, agréable... Un vrai travail de designer... 
    Il ne faut pas oublier qu'une expérience d'utilisation positive apporte non seulement plus de plaisir à l'utilisateur, mais surtout plus de fiabilité et d'efficacité.

    De bonnes raisons donc pour respecter quelques règles méthodologiques de base dans la phase de conception...

    LISTES DÉROULANTES DE VALIDATION (2)

    Créer une liste de choix à partir d'une liste de valeur autorisées est facile, comme nous l'avons montré dans l'article précédent. Mais peut-on facilement créer des listes imbriquées, une liste dont la proposition de valeurs autorisées dépend du choix d'une valeur dans une autre liste... 
    • le choix du pays détermine la liste de choix d'une région... qui détermine la liste de choix d'une ville....
    • le choix du produit dépend du choix de la famille d'article...


    Les utilisations sont nombreuses. Il existe plusieurs méthodes pour créer ce type de listes de choix, utilisant des formules plus ou moins complexes, et d'autres utilisant le langage VBA.

    Une méthode très simple

    Voici une méthode simple faisant seulement appel à :
    • des noms définis pour identifier les listes de valeur
    • la fonction INDIRECT pour sélectionner la liste correspondant au besoin
    La méthode permet d'imbriquer facilement plusieurs niveaux... en fait un nombre indéterminé de niveaux...

    Étape 1 - Créer les listes de sélection

    La première étape est de créer les listes de valeurs dont on aura besoin, de préférence sur un ongle séparé de l'onglet de saisie, surtout si l'on doit faire appel à un nombre important de listes.

    Saisir les listes en colonne : une colonne = une plage = une liste de valeurs

    Si les valeurs sont figées, on peut utiliser des plages fixes ; si les valeurs doivent évoluer au cours de la vie du modèle Excel, préférer la création de tableaux : 
    • un tableau de une colonne par liste de préférence,
    • ou un tableau multi-colonnes (une colonne par liste) si les listes sont de longueur identique ou proche.

    Étape 2 - Définir un nom pour chaque liste


    Pour chaque liste, définir un nom (Formules - Définir un nom - Définir un nom) : choisir comme nom de liste une des valeurs de la liste appelante.
    • liste appelante - niveau 1: Pays (France, Allemagne, Belgique)
    • liste appelée - niveau 2 : France (Alsace, Lorraine, RhôneAlpes)
    • liste appelée - niveau 3 : Lorraine : (Metz, Nancy)
    Étape 3 - Associer la liste de validation à la cellule de saisie
    Utiliser l'option Données - Validation des données pour associer les listes de validation aux cellules de saisie (cellule individuelle ou plage de cellules, selon le besoin).

    Pour le niveau 0

    La formule est : =nom_défini_pour_la_liste_de_niveau_1
    • dans notre exemple : =pays
      "pays" étant le nom défini pour la liste des pays
    Pour le niveau 1... et les autres niveaux
    La formule est : =INDIRECT(paramètre), "paramètre" étant l'adresse directe de la cellule de saisie du champ de niveau précédent, ou un nom faisant référence à une cellule ou une plage de cellules.
    • dans notre exemple : 
      • =INDIRECT(C5)pour le niveau région ; C5 contient une valeur correspondant à un nom défini identifiant une liste de valeurs autorisées
      • =INDIRECT(C7)
        pour le niveau ville

    La fonction INDIRECT renvoie la valeur contenue dans la cellule correspondant à la valeur du paramètre



    LISTES DÉROULANTES DE VALIDATION (1)

    Les listes déroulantes de validation sont très utiles pour fiabiliser la saisie dans une cellule ou une colonne de tableau, proposer un choix prédéfini à l'utilisateur du modèle, harmoniser l'orthographe de mots clés... Le principe de base est d'utiliser la fonction "Validation des données", accessible par le menu "Données".
    Données - Validation des données

    Validation des données

    L'option permet de limiter la saisie à une catégorie de valeurs (nombre, texte, date...) et de n'accepter que les valeurs répondant à certains critères (supérieur à, inférieur à, nombre de caractères, élément d'une liste...).

    Pour définir une liste de valeurs autorisées :

    1. Choisir "Liste" dans le champ "Autoriser"
    2. Cocher "Liste déroulante dans la cellule"
    3. Indiquer les valeurs acceptées dans le champ "Source"
    Les deux onglets "Message de saisie" et "Alerte d'erreur" permettent de paramétrer respectivement un message d'aide à la saisie et un message en cas de refus de la saisie.
    Saisie des valeurs "en dur"

    Liste "en dur" ou modifiable

    Le champ "Source" permet de saisir les valeurs acceptables par Excel, 
    1. sous forme de liste de valeurs : Janvier, Février, Mars
    2. sous forme de plage : =B2:B6 ou =Feuille2!$D$8:$D$16
    3. sous forme de nom (préalablement défini) : =mois
    Selon le besoin, on choisira l'une des méthodes possibles :
    1. Le premier cas, liste de valeurs inscrites "en dur" dans les paramètres de l'option de validation, s'applique aux listes qui ne seront jamais modifiées (ou qui ne doivent pas l'être) au cours de la vie du modèle Excel : unités d'oeuvre, mois, éléments permanents. 
    2. Le deuxième cas s'applique à des listes de valeurs saisies dans des cellules, donc modifiables plus facilement, mais dont le nombre ne changera pas.
    3. Le troisième cas offre un degré plus élevé de flexibilité : l'emplacement et le nombre de valeurs autorisées peut être modifié sans retourner dans l'option de validation des données.

    Où placer la liste de valeurs autorisées ?

    Tout dépend de la taille du modèle Excel. 
    Par principe, il vaut mieux regrouper toutes les données de validation dans un même espace du modèle :
    1. sur le même onglet pour une modèle Excel mono onglet, de petite dimension ; 
    2. de préférence sur un onglet spécifique, dédié aux tables de paramétrage : les onglets ne coûtent rien et permettent d'organiser de façon claire son modèle, en séparant données, paramètres, calculs et présentation des résultats... Nous reviendrons sur la question dans un prochain article.

    Liste figée ou dynamique

    Lorsque la liste de valeurs est susceptible de varier, à la fois en nombre et en contenu, il est préférable de créer une liste flexible, dynamique. Il existe plusieurs techniques pour créer des listes dynamiques... mais la plus simple est d'utiliser l'option "Mettre sous forme de tableau" du menu "Accueil" et d'attribuer un nom à la colonne du tableau.
    Excel - création de tableau
    Création de tableau

    Les noms attribués à des plages d'un tableau de données ont la particularité d'être dynamiques, de s'adapter aux changements de dimension du tableau. Je peux créer un tableau pour les valeurs Janvier, Février, Mars, attribuer le nom "mois" et utiliser ce nom dans le champ "Source" de "Validation des données". Si j'ajoute ensuite les valeurs Avril, Mai, Juin dans mon tableau, la définition du nom "mois" sera automatiquement ajustée... Et par conséquence, la liste des noms de mois acceptés.
    Excel - définir un nom
    Définir un nom à partir d'une colonne de tableau

    Le fichier exemple sur Excel Online :  




    PS : Les tableaux sont d'une grande utilité dans Excel... nous reviendrons sur leur utilisation dans un autre article.